Escalade en Ariège (opus 2)

(Lundi 16 août) Sans enfant à charge à présent, me voici à nouveau libre comme l’air… Et le vent va à nouveau me porter dans le si beau département de l’Ariège. Par contre, cette fois le trip se passera, non plus entre bonhommes (voir ‘Escalade en Ariège – Opus 1′) mais en charmante compagnie. Je dois y rejoindre Amélie et Laura, deux excellentes copines !

Feignasse de facteur ! Il n’a finalement pas déposé le colis (écran de caméra de recul) que j’attendais impatiemment… Tant pis, je tournerai la tête pour les marches arrières… Je largue les voiles vers 13h00 après un dernier repas avec ma maman. De leur côté, les filles galèrent ! Parties de Nantes, elles n’ont pu être prises en stop comme prévu et c’est avec la voiture d’Amélie qu’elles vont faire le long trajet jusqu’aux environs de Foix. Pour moi ça roule, d’abord sur l’autoroute puis sur les étroites et peu fréquentées départementales de l’Ariège. Le temps est couvert ce qui ne gâche en rien les splendides paysages verdoyants.

En fin d’après-midi je m’arrête à Roquefixade, notre point de rendez-vous. C’est un magnifique village supposé du X° siècle – où vécut initialement une communauté de croyants cathares – niché sur le flanc de fières barres de calcaire. Nous sommes à 950 mètres d’altitude, la fraîcheur se fait ressentir et, vu la quantité de bois de chauffe stockée autour des maisons, l’hiver semble être long et rigoureux dans le coin. Largement en avance sur les filles qui ont en plus dû subir les affres d’énormes embouteillages autour de Bordeaux, j’en profite pour aller me promener dans le village…

… puis le long du site de grimpe. Là, depuis le massif du Pech de Foix, la vue sur le massif de Tabe, sur celui des 3 Seigneurs et de l’Arize et sur la vallée de l’Esponne est grandiose. Dommage, le ciel est trop bas pour admirer la haute chaîne pyrénéenne en théorie présente en arrière plan… A perte de vue un paysage de bocages à la flore forestière diversifiée (chênes, frênes, Peuplier, Saule…) organisée en haies ou en bosquets entrecoupés par de petites prairies dédiées à l’élevage ou au foin. Pratiquement aucune trace d’urbanisation, c’est vraiment sauvage !

La falaise est haute, s’élevant droite vers le ciel, et un château en ruines magnifie son sommet. Pas de grimpeur en ce jour humide mais quelques randonneurs sur le GR. Chemin faisant, j’apprécie la flore locale (tendance pyrénéenne) et je tâche de reconnaitre quelques spécimens grâce à ‘PlantNet’ puis de les mémoriser (pour cela, je marque et dessine leurs caractéristiques dans un carnet). J’en prend un peu plus dans les mirettes une fois arrivé à la ruine historique.

Vers 22h00, une ZX vient rompre le silence du parking herbeux sur lequel Ti’lland est garé, les filles arrivent enfin ! Quel bonheur que ces retrouvailles !! Nous partageons un repas végétarien en nous racontant mille et une histoires. Puis les filles installent leur tente pour une nuit bien méritée.

(Mardi 17 août) La nuit fut pluvieuse et même si ça s’est calmé ce matin, les nuages abondent et délivrent encore une fine pluie (ça farine, té !). Même les falaises pourtant juste au dessus de nous ne sont pas visibles… Les filles se lèvent tard suite à leur journée de rallye de la veille, on traine dans le camion entre petit déjeuner, discussions et kendama. On en profite pour faire des observations de rapaces à la jumelle et pour améliorer nos connaissances sur la flore locale. Amélie connait un tas d’espèces, savoir hérité d’une véritable sorcière dont elle me fait profiter (par exemple : ‘Le charme d’Adam c’est d’être à poil’, comprendre que les feuilles du Charme sont à marges dentées tandis que celles du Hêtre sont munies de poils, facile non ?).

A la faveur d’une éclaircie, nous sortons les tapis et entamons une session de yoga et de gainage sur le court de tennis du village. C’est vraiment plus simulant de faire ça en groupe et dans la bonne humeur.

En début d’après-midi, le temps se dégage quelque peu (dire qu’il fait beau serait exagéré), vite filons à la falaise avec tout notre bardas ! Peu surprenant, il n’y a personne d’autre… J’attaque une splendide voie dans une dalle inclinée aux prises profondes car sculptées par l’érosion. Je me régale ! C’est ensuite au tour de Laura, grimpeuse aguerrie avec qui nous partageons régulièrement des sessions à La Réunion, et enfin à celui d’Amélie. C’est sa reprise et c’est plus difficile mais elle fait preuve de ténacité et de courage pour se hisser tout en haut de cette longue voie en 5c+. Tandis que nous grimpons, Cédric (ex agent des Terres Australes et Antarctiques Françaises sur Europa avec lequel Laura et moi avons effectué la mission de mai-juin 2021) et Tango, un Berger australien, débarquent à pied depuis Leycher, un village tout proche. C’est tellement cocasse de se retrouver ici après avoir parcouru ensemble les paysages sauvages de cette île subaride du canal du Mozambique !

On poursuit l’après-midi par une autre voie avant de jouer aux touristes par une visite du château.

Avant le coucher de soleil, nous reprenons la route pour parcourir les quelques kilomètres nous séparant de Leycher où on va passer une délicieuse et gourmande soirée (miam miam des burgers maison végétariens) grâce à nos hôtes Cédric et Kaïna. Tango est également tout joyeux de nous recevoir, il n’est jamais rassasié de caresses et n’hésites pas à foutre un bon coup de patte au chat qui vient également quémander un peu de douceur. Quel calme dans ce petit hameau de 110 habitants, seule une Chouette chevêche se fait entendre, et aucune lumière d’habitations ne vient perturber le ciel étoilé.  

(Mercredi 18 août) Excellente nuit, toute en quiétude et sons sauvages. Je rejoins Cédric chez lui, les filles trainent (encore !) pour se réveiller. Pas d’urgence, le ciel est encore bien couvert mais il devrait y avoir une amélioration en cours de journée (dixit MeteoBlue). Je profite du confort d’une douche chaude. S’ensuit une séance collective de gainage (sauf pour Tango qui pourtant en aurait bien besoin). C’est fou ce que ça peut être convivial de souffrir ensemble !

Vers 11h00, du bleu apparait dans le ciel, on peut même apercevoir la crête rocheuse de Calamès depuis le balcon. Nous faisons une caresse à Cédric et une bise à Tango (ou l’inverse), et c’est reparti pour une nouvelle destination… Après avoir laissé la courageuse voiture d’Amélie à deux pas de Foix pour quelques jours de repos, nous voici tous trois dans le camion. Quelle joyeuse ambiance sur la route d’Auzat qui serpente à travers une étroite vallée boisée : Amélie est aux platines, Laura joue la copilote, on ne cesse de discuter, de se marrer et d’être ébahis devant les beaux paysages. D’autres ont eu la même idée, nous ne sommes donc pas seuls sur le parking à côté du cimetière. Effectivement, il y a presque foule aux pieds des diverses falaises de ce vaste spot de grimpe.  Emerveillés par la couverture de notre topo (Rockfax Ariège), notre cible est toute trouvée : ce sera ‘La Sabine’, une 5c+ majeure haute de 30 mètres qui suit une ligne de fracture sur une dalle inclinée. C’est grandiose et chacun apprécie cette grimpe fine. On poursuit par deux autres voies sur ce même secteur (5+ et 6a), tout aussi plaisantes.

La fraîcheur se fait bien ressentir, on se rabat alors sur un secteur plus ensoleillé, ‘La Carrière’. Ici, la falaise est coupée au couteau, offrant de grands pans de dalle bien verticale et relativement pauvres en prises. Deux nouvelles voies au compteur : une 6a toute en lecture et une 7a+ aux minuscules prises particulièrement traumatisantes pour les doigts (que ce soit pour les mains comme pour les pieds). Le pire c’est qu’on aime ça… Faut vraiment être un peu maso pour pratiquer ce sport. On prend le temps de discuter avec quelques grimpeurs locaux avant de se réfugier dans le camion, fatigués mais heureux de cette belle journée de grimpe et de rires.

Au menu du soir : sarrasin agrémenté de graines grillées et arrosé d’un potage aux légumes, des fruits de saison et quelques carrés de chocolat. A 22h00 c’est extinction des feux, on est tous fourbus…

(Jeudi 19 août) Pas moyen de faire la grasse matinée, ‘Massacre à la tronçonneuse’ se joue à deux pas du parking dès 7h00… Il faut se montrer compréhensif, l’hiver sera sacrément long tandis que je me la coulerai douce sous le soleil de La Réunion. Et même le ciel plombé ne va affecter le moral des troupes. Tandis que nous venons de finir notre petit déjeuner et que nous entamons une séance de yoga, deux chevaux débarquent sans harnais. Ne manque plus que Yakari ! Ils semblent apprécier l’herbe du parking et se laissent même palper le museau. Joies de courte durée, voici leur propriétaire qui arrive en voiture… et repart à pied suivie de ces canassons qui ne peuvent s’empêcher de faire les fous sur la route, créant un début d’embouteillage dans ce coin pourtant bien paumé.

La matinée est consacrée à… l’escalade, pour changer (en plus de souffrir, on en redemande ! Dites, c’est grave Docteur ?). Cette fois ça se passe sur le secteur ‘Raboutou’ où nous rajoutons quelques voies à notre bonheur intérieur brut. Amélie et Laura se déchirent en tête, ma hanche me tiraille, je ne vais pas plus insister. Aussi, le soleil est généreux à présent, les mains glissent et les pieds gonflent.

Après une pause au camion (repas et kendama), nous décidons de repartir dans la verticalité. Mais cette fois-ci c’est pour une séance de formation à la grande voie, notre objectif de fin de semaine. On choisit une voie en deux longueurs pas trop dures, puis on fait un briefing sur le vocabulaire à employer (bref et concis, faut pas se raconter nos vies) et c’est enfin parti pour les manips avec deux brins de corde : réalisation d’un relais grâce à une sangle, assurage d’en haut et rangement méthodique des cordes… Une fois tous les trois tout en l’air (au sens propre comme figuré), on finalise notre entrainement par un sensationnel rappel d’une cinquantaine de mètres. Trop bien : on est prêt et on a chacun eu droit à un bon shoot d’endorphines !

Pas trop le temps de trainer, nous avons prévu de passer la soirée en Haute-Garonne chez le frère d’Amélie… Brefs arrêts à Foix pour qu’Amélie achète une longe et un casque (indispensables pour notre grande voie à venir) et que l’on arrive les mains pleines de délicieux gâteaux (de la pâtisserie Mazas, une référence dans le coin approuvée par les policiers municipaux à qui nous avons demandé l’adresse). Plus aucune falaise à présent, nous roulons à travers les inévitables champs de Tournesol et de Maïs et des pairies séparés par des bosquets forestiers. C’est la campagne bien profonde, comme on les aime, les villages et hameaux sont rares, il y a plus de vaches que d’habitants. Vers 18h00, c’est dans la grâce d’une magnifique lumière que nous débarquons chez Sam et Iris, à Montbrun-bocage. Leur accueil est des plus chaleureux à l’image de la vieille bâtisse qu’ils retapent depuis quelques années déjà. La cuisine se fait dans une caravane, l’apéro et le repas se prennent à l’extérieur mais la douche est fonctionnelle. On en profite tous. S’ensuit une belle soirée, arrosée de jus de pomme et de kéfir maison. Les estomacs sont rassasiés de morue, de pommes de terre et de délicieuses douceurs sucrées, les esprits le sont de passionnantes discussions. Que cette vie de sports, de rencontres et d’amitiés est agréable ! Impossible de s’en lasser…

(Vendredi 20 août) Aujourd’hui c’est du sérieux, c’est jour de grande voie (la deuxième pour Laura que j’avais initiée à La Réunion et la toute première pour Amélie). On se lève tôt, goûtant à une vivifiante lumière matinale qui irradie sur cette grange du bonheur. La tentation est forte de rester et de profiter encore de ces belles personnes en de si beaux lieux, mais une falaise nous attend. Nous voilà donc, telles des étoiles, filant à vive allure sur Bédheillac (note : pour ceux qui suivent, c’est le même spot où l’on avait grimpé avec les copains il y a quelques semaines de ça…).  Il faut environ 1h00 de route et malgré nos efforts pour décoller tôt, il fait déjà chaud à notre arrivée sur le parking du cimetière (un de plus). Préparation du matériel (surtout ne rien oublier) et c’est parti pour une petite demi heure de marche d’approche. Cette fois-ci pas de fausse route, c’est l’avantage de revenir sur ses traces. A 11h13 précises, Laura s’engage dans la première partie des Pères Tranquilles, une voie de 260 m (tout de même) en 7 longueurs et aux ‘gentilles’ cotations (de 4b à 5c). Le rocher est sublime et varié (dièdre, fissure, dalle), magnifiquement sculpté par endroits (gros bacs, gouttes d’eau et cannelures), le paysage grandiose, c’est un pur régal ! D’autant plus que l’on est tous les trois très heureux de vivre une telle aventure ensemble. L’un des principaux enseignements de l’escalade est qu’il faut rester humble face au rocher (qui de toutes façons finit toujours par gagner). Petite piqure de rappel quand, alors que je progresse dans la longueur en 5c, j’arrive au niveau d’un bombé qui me parait problématique à franchir. Aucune bonne prise de main au dessus de la bosse (il devait y en avoir une à un moment mais une cicatrice caractéristique de couleur brun clair dans le rocher indique qu’elle n’y est plus), pas vraiment de pied en dessous… Je réfléchis un peu sur la méthode puis tente le pas. D’abord je monte haut mon pied droit (pas moyen avec le gauche vu ma hanche qui part en morceaux) afin de le poser à côté de mes deux mains groupées sur l’unique bac (techniquement on appelle ça un pied-mains), puis je tente de m’élever sur cet appui bien précaire en espérant que ma main attrape un relief suffisamment crochetant. Loupé, je sens la chute venir tandis que mes doigts glissent désespérément sur la roche trop lisse.Ah, foutue gravité terrestre ! Ce n’est jamais bien agréable en grande voie, et encore moins quand un plomb a lieu juste au dessus d’une vire certes étroite mais suffisamment grande pour avoir permis à quelques arbustes de se développer. La sanction ne se fait pas attendre : je suis certes vite et bien arrêté par la corde (encore merci Laura pour ton assurage nickel !) mais au passage ma cuisse s’empale sur une branche… A l’odeur des feuilles froissées, je reconnais qu’il s’agit d’un Pistachier térébinthe (qui fort heureusement n’est pas une espèce protégée). Ça saigne fort et des bouts de chair apparaissent quand je presse le trou béant… Je prends le temps d’arrêter l’hémorragie en bourrant la plaie de magnésie et de me remettre de mes émotions, puis il faut se remettre à l’ouvrage. La seconde tentative sera la bonne, je passe ce foutu passage et regagne rapidement le relais sans plus d’encombres. Les filles, bien qu’impressionnées, assurent du feu de Dieu et franchissent l’obstacle sans heurt. On profite alors d’une vire pour faire une pause, se désaltérer et avaler quelques graines entre deux bouts de fromage. C’est beau, le stress est retombé, nos rires s’entendent jusqu’à l’autre bout de la vallée. Dans les deux dernières longueurs, Laura grimpe en tête et souffre de la chaleur (c’est pourtant elle la Réunionnaise d’origine !) : ses pieds sont gonflés et deviennent très douloureux dans ses minuscules chaussons. Allez courage, il faut rester zen et ne surtout pas se précipiter sous peine de faire une (grosse) connerie… On va s’en sortir, ce n’est plus qu’une question de minutes ! Enfin, nous prenons pied sur l’arrêt sommitale après 4h00 de verticalité. Une joie immense ainsi que beaucoup de fierté nous envahissent, on se congratule et s’écroule dans les bras les un(e)s des autres. Quel chouette moment de partage, probablement gravé à vie !

Tout est redevenu confortable à présent, les corps sont rassasiés, le mental aguerri et nos oreilles internes ont cessé de nous envoyer des signaux d’alerte. On profite de ces moments où le temps est suspendu pour se poser à l’ombre du mur en ruine de la tour de gué (même si ce serait trop bête de se ramasser un caillou sur la tête à présent). Encore un petit effort et nous voilà à nouveau sur le parking où nous attendent camion, eau et victuailles (et kendama).

Il fait encore chaud, on rêve d’un coin baignade. Fort de mon expérience, je propose la carrière désaffectée de Garanou, où François nous avait judicieusement guidé quelques temps auparavant. Les filles sont ravies de l’endroit, la rivière n’attend que nous pour aller faire une glaciale trempette…

De retour auprès de Ti’lland, on fait un concours de kendama avec Amélie… qui m’écrase haut la main. Promis, la prochaine fois j’aurai ma revanche ! Histoire que je retrouve un peu de dignité je propose une séance de gainage. Ce soir, Laura prépare une délicieuse salade de choux, oignons et lentilles corail.

Il fait nuit noire quand un van arrive… Il s’agit de Christel qui revient d’une semaine de grimpe dans le Verdon. Me voilà entouré de trois filles, tel un coq en pâte. Grand luxe pour tous cette nuit, tout le monde dort en camion !

(Samedi 21 août) Encore un beau ciel bleu ce matin, la journée promet d’être radieuse. C’est d’ailleurs une date particulière : c’est mon anniversaire. Déjà Edgar a tenté de me joindre par téléphone et les filles me font la surprise d’un petit gâteau surmonté d’une bougie. Sympa d’y avoir pensé même si je ne tiens pas particulièrement à célébrer cette date (et merde, 1 an de plus !).

Après ces brèves et sobres festivités, on file à Lordat pour une session de grimpe sur le secteur principal. La fatigue de la semaine se fait ressentir, les doigts sont douloureux et les muscles endoloris, on se contente de deux voies (une 6a+ aérienne sur un éperon rocheux et une 6c+ athlétique).

Après un repas sur le parking du cimetière (décidément) de Garanou, nous quittons les lieux en procession de véhicules pour un bref arrêt à la Biocoop de Foix. Les filles ont en effet insisté pour cette pause que je considère pourtant comme inutile… en fait pour me faire cadeau d’un germoir à graines. Trop top !

Puis, sur les conseils avisés de Christel, nous partons visiter les cascades de Rochefort. Pas de bol, le lit est complètement à sec, même pas de quoi se faire arroser par un pisse en l’air… On profite quand même d’un petit bassin à l’eau stagnante pour faire une rapide toilette (à quand de l’eau chaude ?).

Enfin, nous arrivons à Dun, un petit bled pourtant fort animé. Un grand parking est empli de camions de toutes sortes, des hippies et teufeurs (étrange mélange de genres) déambulent le long de la route. On se croirait presque à Woodstock ! Et pour cause, un festival de musique bat son plein depuis cet après-midi, et, fait remarquable, le passe sanitaire n’est pas exigé (petite astuce pour rester dans les clous de la loi : pas de prix d’entrée, tout est basé sur une libre participation). Que des bonnes têtes et des sourires de partout, tout le monde semble cool et certains concerts sont bien sympas.

De retour sur le parking en plein milieu de la nuit, nous avons la flemme de déplacer les camions… Mauvais choix, quelques festivaliers bruyants décident de prolonger la fête…

(Samedi 22 août) Lever tôt, la tête en vrac et sous un ciel triste. Pas le temps de trainer (même pour quelques tricks de kendama ni pour une quelconque postures de yoga), Laura a un impératif horaire : être à la gare de Pamiers à 8h15 au plus tard. Elle va poursuivre son périple métropolitain du côté de Sisteron. Avec Amélie, on lui fait nos adieux sur le quai, partagés entre joies d’avoir passé de si bons moments et tristesse que cette aventure humaine et sportive touche déjà à sa fin. Dis Amélie, et si on agitait des mouchoirs blancs ? Puis je dépose l’ultime rescapée à sa voiture (vous vous rappelez, celle qu’on avait laissé sur un parking quelques jours plus tôt). Là encore, la séparation n’est pas des plus gaies… Et il ne faudra pas compter sur la météo pour nous remonter le moral : un crachin se met à tomber. Dernier signe de la main et chacun reprend sa route. Tandis qu’Amélie file chez son frère avant de reprendre le lendemain son long périple vers la Bretagne, pour ma part je file vers le nord rejoindre Christel chez elle. Une belle semaine touche à sa fin, une prochaine va donc pouvoir débuter…

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